Monde ANIMAL (Eucaryotes Invertébrés) : ARTHROPODES, Hexapoda,
Insecta : Près de 1,3 million d'espèces (près de 10.000 nouvelles espèces inventoriées par an).
Pterygota, Neoptera, Paraneoptera, Hemiptera (100.000 espèces)

Le Monde des Pucerons
Hémiptères, Sternorrhyncha, Aphidoidea (env 500 espèces)

Le Puceron (Aphidoidea)

SCIENCE & VIE DÉCOUVERTES HS N°17 > Avril-Juin > 2021

Solutions contre les Pucerons



A.L. - RUSTICA > 17 Avril > 2020

Des Pucerons se Suicident pour Former des Rustines Gluantes

R.M. - SCIENCES ET AVENIR N°868 > Juin > 2019

Comment les Pucerons Manipulent-ils les Plantes ?

L'ESSENTIEL DE LA SCIENCE N°44 > Février-Avril > 2019

Les Pucerons : Ils sont verts, roses, rouges, noirs, bruns, bleus, jaunes...

Ils sont minuscules et banals, pourtant, ceux qui possèdent un jardin les redoutent car leur pullulation s'élève au rang des plaies bibliques. Pour se multiplier autant et aussi rapidement, les pucerons ont mis au point une technique imparable : ils peuvent se reproduire avant même d'être nés ! Explications.

Les pucerons aiment le jaune. Cette attirance est d'ailleurs mise à profit pour détecter les attaques des bestioles. Une « assiette » peinte d'un jaune précis et standardisé est remplie d'eau avec une goutte de mouillant : les pucerons, attirés par la couleur et par le reflet du ciel, viennent s'y noyer.

Les pucerons, petites bêtes mal aimées, cachent des trésors insoupçonnés. Souvent considérés comme des animaux anodins comme la majorité des insectes -, les pucerons sont cependant des animaux aux stratégies de reproduction très évoluées. Afin de permettre à leur espèce de perdurer, les bestioles doivent mettre à profit dans un délai très court la grande quantité de nourriture qui leur est proposée sur des surfaces restreintes. Ils se nourrissent de la sève des jeunes pousses dont ils arrivent à percer les tiges et les feuilles tendres. C'est pourquoi on les trouve sur les pousses nouvelles en bout de branche, et jamais sur les parties ramifiées, ou les feuilles anciennes trop coriaces pour qu'ils arrivent à les piquer. Une fois cette manne épuisée, il leur faut en trouver une autre, ce qui, vu leur taille, n'est pas gagné. Pour ceux qui sont dépourvus d'ailes, changer de rosier ou d'arbre revient à changer à pied de continent. Ils se reproduisent donc au maximum et le plus rapidement possible afin que, lorsque la nourriture viendra à manquer, ils soient en un tel nombre, qu'une partie d'entre eux au moins ait des chances de survivre en découvrant d'autres branches au stade de maturité désiré.
Il est évident que la reproduction sexuée - nécessitant un mâle et une femelle -, dans un tel type d'environnement, est trop lente pour être satisfaisante. C'est pourquoi les premières larves parvenues à l'âge adulte à la sortie de l'hiver, des femelles sans ailes, vont se reproduire par parthénogenèse, c'est-à-dire sans accouplement, en se clonant elles-mêmes pour engendrer de nouveaux individus à partir de leur gamète femelle - ovule - non fécondé. Elles pourront ainsi produire jusqu'à douze générations parthénogénétiques avant d'en produire une sexuée qui, elle, pondra des oufs destinés à hiverner. Ces femelles dites « fondatrices » qui engendrent donc les autres femelles parthénogénétiques, dites « virginipares », se reproduisent en plus très tôt pour gagner encore plus de temps. En fait, l'embryon commence à se développer à l'intérieur de sa mère avant la naissance de celle-ci. Il arrive même que deux générations se télescopent à l'intérieur d'une même « grand-mère ». Si tous ses descendants survivaient et se reproduisaient, une seule femelle d'acarien produirait 524 milliards de descendants en 1 an ! Pour permettre à tout ce monde de prospérer, des pucerons pourvus d'ailes apparais sent quand la feuille est usée. Ils volent alors jusqu'à une autre feuille où leurs descendants reviennent à la forme sans ailes, et la succession rapide des générations reprend. Ajoutez à cela qu'ils bénéficient de la protection des fourmis qui se régalent de leurs excréments sucrés, le miellat, et les défendent contre leurs prédateurs, comme les larves de coccinelles, et vous comprendrez qu'ils puissent ainsi proliférer et dévaster vos plantes. Au point que la question n'est plus : comment font-ils pour se reproduire autant, mais comment se fait-il que la planète n'en soit pas totalement recouverte ?

SCIENCE MAGAZINE N°42 > Mai-Juin-Juillet > 2014

Les Pucerons trahis par leur Meilleures Alliées

Association de deux êtres d'espèces différentes, profitable à chacun d'eux. Cette définition classique de la symbiose serait à nuancer, selon une étude menée par Isgouhi Kaloshian et ses collaborateurs de l'université de Californie.

Cette équipe a en effet découvert un phénomène étonnant : des bactéries vivant en symbiose avec les pucerons, insectes suceurs de sève, produisent une protéine qui déclenche une réaction de défense des plantes contre leurs agresseurs. Et donc, indirectement, contre les bactéries.
Les biologistes américains voulaient étudier la composition de la salive des pucerons, car de précédents travaux avaient montré qu'elle pouvait moduler les défenses immunitaires des plantes. Après en avoir recueilli une quantité suffisante, à partir de 100.000 pucerons, ils ont analysé son contenu moléculaire par spectrométrie de masse. Ils ont ainsi détecté 105 protéines différentes. Parmi elles figurait une protéine nommée GroEL, dont l'équipe a découvert que ce n'était pas les pucerons qui l'avaient synthétisée, mais des bactéries de l'espèce Buchnera aphidicola. Celles-ci ne peuvent survivre que dans certaines cellules de l'insecte. Elles y puisent notamment certains lipides indispensables pour fabriquer leur membrane en échange, elles fournissent à leur hôte des acides aminés essentiels qu'il est incapable de synthétiser. Cette première découverte était intrigante. En effet, on sait que chez les animaux, la protéine GroEL bactérienne déclenche des réactions immunitaires. Était-ce aussi le cas chez les plantes ? Pour le savoir, les biologistes américains ont injecté de la GroEL purifiée dans des feuilles d'Arabidopsis thaliana, plantes couramment utilisées...

LA RECHERCHE N°491 > Septembre > 2014

Cet Insecte Puise son Énergie de la Lumière

Un puceron peut convertir de manière autonome la lumière en énergie ! C'est ainsi le seul animal à réaliser une sorte de photosynthèse.

L'équipe d'Alain Robichon, de l'institut Sophia Agrobiotech en France, s'est intéressée au puceron vert du pois, Acyrthosiphon pisum, car il a la particularité de synthétiser des caroténoïdes (pigments présents dans les chloroplastes, les usines à photosynthèses des plantes). L'équipe a relevé une plus forte production d'énergie chez les pucerons verts que chez les orange ou les blancs, moins riches en caroténoïdes. Reste un mystère : à quoi sert-il au puceron de produire des sucres qu'il peut se procurer simplement... en mangeant ?

R.B. - SCIENCE & VIE > Octobre > 2012

Le Réchauffement Dope les Pucerons

Le réchauffement climatique favorise l'apparition de nouvelles espèces de pucerons en Europe de l'Ouest.

Ainsi, depuis quarante ans, en moyenne une espèce émergerait chaque année selon le biologiste Maurice Hullé (INRA). De plus, les premières migrations de ces insectes seraient plus précoces.

Cette explosion démographique ne présenterait pas de risque pour l'agriculture, mais pourrait déstabiliser la population des ennemis naturels des pucerons.

C.V. - SCIENCE & VIE > Septembre > 2007
 

   
 C.S. - Maréva Inc. © 2000 
 charlyjo@laposte.net