Les Animaux Récemment Disparus

Images Impossibles d'Animaux Disparus


GEO HS N°56 > Août-Septembre > 2025

Thylacine (Thylacinus cynocephalus, Loup de Tasmanie) : un Revenant ?

SCIENCE & VIE DÉCOUVERTES N°285 > Septembre > 2022

Comment sait-on qu'une Espèce a Disparu ?

V.N. - SCIENCE & VIE Questions N°34 > Septembre-Novembre > 2019

Perdu de Vue ou Disparu ?





V.N. et F.G. - SCIENCE & VIE N°1208 > Mai > 2018

Le Caracara de Guadalupe (Mexique)

E.C. - NATIONAL GEOGRAPHIC N°222 > Mars > 2018

La Rhytine de Steller

ÇA M'INTÉRESSE N°445 > Mars > 2018

Une Espèce rare d'Antilopes Mystérieusement décimée

Y.S. - SCIENCE & VIE N°1180 > Janvier > 2016

Une Espèce de Rhinocéros s'est Éteinte

Le rhinocéros noir d'Afrique de l'Ouest (Diceros bicornis longipes) a été classé espèce éteinte.

Le trafic de cornes serait en grande partie responsable de cette disparition. Deux autres espèces, le rhinocéros blanc d'Afrique centrale et le rhinocéros de Java, sont à la limite de l'extinction à l'état sauvage.

Le rhinocéros noir d'Afrique de l'Ouest (Diceros bicornis longipes) est une des quatre sous-espèces de rhinocéros noir. Le 11 novembre 2011, elle est annoncée éteinte par l'UICN. Cette sous-espèce, originaire des savanes au sud-est du Sahel, n'était plus représentée que par une poignée d'individus, moins d'une dizaine, localisés dans le nord du Cameroun.

B.B. - SCIENCE & VIE > Janvier > 2012

Le Grand Pingouin de Californie

Pinguinus impennisAves, Alcidae : Pinguinus impennis, le fameux Grand Pingouin, espèce de l'Atlantique Nord aujourd'hui éteinte.

Le Grand Pingouin (Pinguinus impennis, autrefois Alca impennis) était un grand oiseau incapable de voler de la famille des Alcidés. Il vivait sur le pourtour de l'océan Atlantique et s'est éteint au milieu du XIXe siècle. C'était l'unique espèce moderne du genre Pinguinus, qui comprenait également d'autres espèces de pingouins de grande taille. On pouvait rencontrer ce pingouin dans les eaux de l'Atlantique nord, dans une zone comprenant les eaux du Canada, du Groenland, des îles Féroé, de la Norvège, de l'Irlande et de la Grande-Bretagne, et s'étendant au sud jusqu'en Nouvelle-Angleterre et au nord de l'Espagne. Durant la saison de reproduction, il se regroupait en colonie sur des îles rocailleuses à proximité des côtes.

Le Grand Pingouin mesurait 75 à 85 cm de haut et pesait environ 5 kg, ce qui en faisait le plus imposant membre de la famille des Alcidés. Son dos était noir et son ventre blanc. Son bec noir, massif et crochu, était marqué de striures. Une tache blanche pouvait apparaître au-dessus de chacun des yeux de l'animal durant la saison de reproduction ; il perdait par la suite ces taches, et présentait à la place une bande blanche entre les yeux. Ses ailes mesuraient 15 cm de long et ne lui permettaient pas de voler. Par contre, il était très bon nageur et se nourrissait principalement de poisson et de crustacés. Très agile dans l'eau, il se révélait relativement maladroit sur la terre ferme. Ses principaux prédateurs comprenaient notamment les orques, les pygargues à queue blanche, les ours polaires et les humains. Les Grands Pingouins nichaient en colonies très denses. La femelle pondait sur les rochers un œuf blanc avec des reflets marrons, et les deux parents le couvaient l'un après l'autre durant six semaines, jusqu'à l'éclosion. Les jeunes quittaient le nid après deux ou trois semaines et les parents continuaient à s'en occuper pendant quelque temps.
Les hommes ont chassé le Grand Pingouin pendant plus de 100.000 ans. Cette chasse occupait une place importante dans la culture des indiens d'Amérique qui vivaient à proximité de cet oiseau, celui-ci représentant pour eux une source de nourriture, mais également un objet de culte. Les premiers Européens qui explorèrent l'Amérique ont rapidement découvert que cet animal était une proie facile à capturer, et qu'il pouvait aussi être utilisé comme appât pour la pêche et fournir des plumes pour l'industrie, si bien que la population de Grands Pingouins s'est mise à décroître rapidement. Quand les scientifiques réalisèrent à quel point la population était menacée, différentes lois furent promulguées pour tenter de sauver cet oiseau, mais elles se révélèrent insuffisantes. Sa rareté croissante attira la convoitise des musées et des collectionneurs privés qui recherchaient œufs et peaux de pingouin. C'est ainsi que le dernier Grand Pingouin connu est tué à Eldey, en Islande, en 1844. Le Grand Pingouin est mentionné dans un grand nombre de romans et le journal scientifique de l'American Ornithologists Union est appelé The Auk en son honneur.

Pinguinus impennisLe Grand Pingouin pondait seulement un œuf par an entre fin mai et début juin, mais pouvait pondre un œuf supplémentaire si le premier était perdu. Les années où la nourriture manquait, le Grand Pingouin ne se reproduisait pas. L'espèce pondait son unique œuf, dont le poids atteignait 400 grammes, sur le sol nu à environ 100 m de la rive. L'œuf avait une forme de poire et mesurait en moyenne 12,4 cm de long pour 7,6 cm au point le plus large. L'œuf était blanc jaunâtre à ocre clair avec différents motifs de points et de lignes noires, marrons ou grises. On pense que ces différences permettaient aux parents de reconnaître leurs œufs au sein de la colonie. Le mâle et la femelle couvaient chacun leur tour l'œuf en position verticale pendant les 39 à 44 jours d'incubation jusqu'à ce qu'il éclose, généralement en juin, bien que l'on puisse encore trouver des œufs dans la colonie au mois d'août.

Les parents soignaient également les jeunes à tour de rôle. À la naissance, l'oisillon était couvert d'un duvet gris. Il lui fallait seulement deux ou trois semaines pour atteindre la maturité suffisante pour quitter le nid et aller dans l'eau, généralement vers le milieu du mois de juillet. Les parents continuaient à s'occuper des petits une fois que ceux-ci avaient quitté le nid, et il a parfois été vu des adultes nageant avec leur petit sur le dos. Les Grands Pingouins atteignaient la majorité sexuelle à partir de l'âge de 4 à 7 ans.

WIKIPEDIA > Mai > 2011

Le Couagga ou Quagga

Le quagga ou couagga (selon les classifications : Equus quagga quagga ou Equus (burchellii) quagga ou parfois encore Equus quagga) était une sous-espèce de zèbre d'Afrique du Sud, beige, rayé seulement sur l'encolure et l'avant du corps.

Mis en concurrence avec le bétail domestique des paysans, il fut exterminé au XIXè siècle par les Boers, ces colons hollandais implantés en Afrique australe. La viande des quaggas était largement consommée et leur peau tannée pour la confection de sacs. Les dernières photos d'un quagga vivant sont celles d'une femelle photographiée en 1870 au zoo de Londres. Le dernier quagga sauvage fut abattu en 1878 et la sous-espèce s'éteignit définitivement le 12 août 1883, au zoo d'Amsterdam. Il n'en reste aujourd'hui que quelques peaux, des crânes, 23 spécimens empaillés et de rares photographies conservées dans des collections. Ce zèbre est considéré comme éteint par l'UICN, en tous cas la sous-espèce Equus quagga quagga.
Il ne faut pas confondre cette sous-espèce avec le zèbre des plaines, dit aussi zèbre de Burchell, une espèce vivante, non protégée, qui selon certaines classifications est aussi nommé en latin Equus quagga, synonyme alors de Equus burchellii.

Le Crapaud Doré ou Crapaud de Monteverde (Bufo periglenes)

Le crapaud doré ou crapaud de Monteverde (Bufo periglenes) est un petit crapaud de la famille des bufonidés vivant au Costa Rica qui vivait dans une poignée d'endroits de la forêt de Monteverde, au Costa Rica, en Amérique Centrale.

Les adultes mâles mesurent à peine 5 cm en longueur. De couleur jaune orangé phosphorescent, ils se distinguaient de la plupart des crapauds par leur peau brillante et luisante. La femelle de l'espèce était légèrement plus grande que le mâle, et son aspect était assez différent. Au lieu d'être brillante, les femelles étaient de couleur vert olive ou noires avec des taches écarlates entourées de jaune. Jusqu'à la fin de l'année 1994, cinq ans après le dernier signalement, les chercheurs espéraient encore que le crapaud doré eût survécu dans des refuges souterrains, comme d'autres espèces de crapauds chez lesquels le cycle de vie est supérieur à douze ans. En 2004, l'IUCN lista l'espèce comme éteinte, après une évaluation impliquant Savage, l'herpétologue qui avait découvert l'espèce 38 ans auparavant. Elle est classifiée par l'IUCN comme espèce éteinte depuis 2001. Pas un seul spécimen de crapaud doré n'a été aperçu depuis 1989. Cette espèce, qui fut découverte en 1960, était confinée à une petite région de haute altitude de la forêt de nuage de Monteverde, dans une zone de 10 km² à 1500 m d'altitude moyenne. L'extinction du crapaud doré est cité comme partie du déclin des populations d'amphibiens, et il est devenu l'emblème de ce dit déclin. Le changement climatique dû au réchauffement global est une des causes avancées pour expliquer sa disparition, mais l'hypothèse du courant El Nino est la plus probable.

Le Loup de Tasmanie : Loup Marsupial ou Tigre de Tasmanie

Le loup marsupial (Thylacinus Cynocephalus) a d'abord été appelé "tigre de Tasmanie" en raison de sa robe rayée. Le tigre de Tasmanie est également appelé loup de Tasmanie ou Hyena. On considère que le loup marsupial ou Thylacine a disparu en 1936. Pourtant, certains témoignages tendraient à prouver que quelques spécimens de tigres de Tasmanie ont pu survivre.

Le tigre de Tasmanie était communément brun mais sa robe variait du jaunâtre au gris. Sa robe était ornée, sur le dos, d'une dizaine de rayures sombres. Thylacinus avait une longue queue rigide. Ses mâchoires puissantes étaient pourvues de 46 dents pointues. Sa gueule pouvait s'ouvrir à 120 degrés. Le marsupial est doté de puissantes machoires. Sa réputation était mauvaise car il lui arrivait de dévorer des moutons ou des animaux domestiques. En 20 ans, 2184 loups marsupiaux furent abattus. Au début du 20e siècle, il avait presque déjà disparu. Le dernier thylacine présent en Europe mourut au zoo de Londres en 1931. Le dernier représentant de l'espèce s'est éteint, lui, en 1936 à l'âge de 13 ans au zoo de Hobart.


Thylacinus cynocephalus au zoo de New York en 1902.

Cousins des kangourous, le thylacine chassaient en félin (Physiologie animale)
Museau de loup et rayure de tigre... Le thylacine, ce mammifère australien disparu dans les années 1930, était-il plutôt à un loup marsupial ou un tigre de Tasmanie, comme on l'appelait alors tour à tour ? Des chercheurs américains ont tranché : il avait le style de chasse des félins. L'articulation de son coude lui permettait de tourner, comme le veut, sa patte vers le haut ou le bas, et d'assurer ses prises. Mais il ne s'agit là qu'un jeu sur les mots : il est rangé, avec les kangourous, parmi les marsupiaux.
E.L. - SCIENCE & VIE > Août > 2011

L'ADN D'UN ANIMAL ÉTEINT EST SÉQUENCÉ

Le génome du tigre de Tasmanie, éteint depuis 1936, a été séquencé à partir de poils de deux spécimens, l'un préparé par un taxidermiste et l'autre conservé dans l'éthanol.

L'ADN mitochondrial a révélé la très faible diversité généfique de ces marsupiaux, un fait récurrent avant l'extinction d'une espèce. Un espoir pour des analyses non destructrices sur les spécimens des musées : le poil préserve très bien le matériel génétique.

A.B. - SCIENCE & VIE > Mars > 2009

Le Pigeon migrateur - Ectopiste

On sait maintenant, par exemple, pour quelles raisons le pigeon migrateur américain (Ectopistes migratorius) qui, selon les estimations des scientifiques, comptait de cinq à dix milliards d'individus au début du siècle dernier, a totalement disparu de la planète un siècle plus tard. On rapporte qu'en l'année 1878, un seul chasseur en zigouilla trois millions au bas mot, ce qui dut faire un sacré tas de plumes.

Outre que sa chair était très goûtée et qu'on le chassa donc à grande échelle, on avance l'hypothèse qu'au moment où ses rangs, de ce fait, se clairsemaient, il est devenu incapable de se reproduire. Le dernier spécimen, une femelle répondant au doux prénom de Martha, s'éteignait au zoo de Cincinnati, le 1er septembre 1914, au commencement des quatre longues années de tir au pigeon humain qu'allait connaître l'Europe.
Venant d'Amérique du Nord, ces oiseaux migrateurs ont disparus en 1914, tués par l'homme.

L'Aepyornis ou Voronatrana

Cette autruche géante était surnommée oiseau éléphant, nom évocateur du à sa taille de près de 3 mètres de hauteur et à son poids avoisinant les 500 kilos.

L'Aepyornis maximus, appelé Voronatrana par les malgaches, possédait de grandes pattes puissantes lui permettant de se déplacer rapidement, mais ses ailes étaient atrophiées, lui interdisant de voler. Les œufs fossiles d'Aepyornis, uniques au monde, sont des témoignages prodigieux de l'évolution des espèces : certains peuvent peser jusqu'à douze kilos. Ces œufs authentiques sont actuellement très recherchés, ils proviennent des régions les plus au Sud de la Grande Ile.

Les hypothèses ne manquent pas quant aux causes de la disparition de l'Aepyornis maximus : asphyxie due à des dégagements de gaz carbonique, extermination par l'homme, utilisation abusive des œufs, etc.
L'hypothèse de grandes variations climatiques ayant entraîné la disparition de ces grands oiseaux est aujourd'hui la plus probable. Une grande sécheresse les aurait, dans un premier temps, contraints à se regrouper autour de points d'eau, puis avec la persistance de la chaleur, ils n'auraient pas survécu. Actuellement, bon nombre de squelettes ont été retrouvés non loin d'anciennes mares qui constituèrent probablement leur dernier asile. À Antananarivo, capitale de Madagascar, le Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza offre la particularité de présenter des espèces rares ou endémiques de la Grande Île. À l'intérieur de ce parc, se trouve un musée d'histoire naturelle qui abrite l'immense squelette d'un Aepyornis maximus.

Le Castor Géant d'Amérique

Il mesurait environ deux mètres de long.

C'était un animal facile à chasser et sa fourrure rousse était très appréciée.

Cette espèce fut victime du trafic de fourrure. Le dernier spécimen fut tué en 1880 et sa fourrure fut vendue.

Le Tigre de Java

Le tigre de java (Panthera tigris sondaica) était le plus petit des tigres, après le tigre de Bali. Il a disparu dans les années 1980 à cause de la destruction de son habitat, de la commercialisation de sa fourrure et de la concurrence directe avec la panthère de Java.
L'extinction de l'espèce était déjà prononcée dans les années 1950 lorsque l'on pensait qu'il y avait moins de 25 individus. Le dernier spécimen a été vu en 1979.

Roussette rougette

Aussi appelée roussette à collet rouge, la roussette rougette (Pteropus subniger) est une espèce de renard volant aujourd'hui éteinte qui vivait autrefois à la Réunion et à l'île Maurice, dans les Mascareignes.

Comportement : Animaux nocturnes, les roussettes rougettes avaient des dents fragiles, ce qui tend à prouver qu'elles consommaient surtout du nectar et des fruits à la chair tendre.
À la différence des autres ptéropodidés, elles ne fréquentaient pas spécialement les branches des grands arbres mais plutôt les troncs creux des vieux spécimens et les infractuosités rocheuses. On les y trouvait parfois au nombre de 400 ou plus.
Les habitants des Mascareignes ont pu affirmer qu'il n'y avait qu'un seul mâle par perchoir, ce qui semble indiquer que les deux sexes s'établissaient en des sites différents, les colonies les plus peuplées étant celles où les mères élevaient les petits.

Disparition : Les roussettes rougettes furent victimes de la chasse et de la déforestation. Elles ont probablement disparu au XIXè siècle. Des spécimens subsistent dans des muséums à Paris, Londres, Berlin et Sydney.

C.S.M. - PLANÈTE GAÏA > Mars > 2006

Exposition sur les Animaux Disparus de la Réunion

Trois espèces de chauve-souris, 22 espèces d'oiseaux et trois espèces de reptiles ont disparu à jamais de l'île. Le principal responsable est l'homme qui, en 200 ans, a décimé presque la totalité des espèces endémiques.

À la recherche de la biodiversité perdue. Pléthorique hier, rare aujourd'hui, l'appauvrissement de la faune dans l'île inquiète. Un cycle de conférences donné par Cécile Mourer-Chauviré les évoquera afin de mieux comprendre l'évolution des espèces animales en milieu insulaire. Au final, le but est de protéger les espèces endémiques qui subsistent.

Difficile aujourd'hui, d'imaginer une île de la Réunion grouillant d'animaux, reptiles et autres chauves-souris. Ce fut pourtant le cas, avant l'arrivée des hommes, puis des rats, des chats... En fait, des mammifères.
Au total, ce sont trois espèces de chauve-souris, 22 espèces d'oiseaux, trois espèces de reptiles qui ont disparu à jamais. Pour expliquer le phénomène et sensibiliser le grand public, le muséum d'histoire naturelle organise une exposition à partir de mardi 14 novembre. Des carapaces des tortues, des reconstitutions d'oiseaux éléphants de Madagascar ou encore de dodos seront exposées au premier étage du musée. Car avant l'arrivée des hommes, la faune était abondante et variée dans l'île. En 200 ans, la présence humaine a décimé la plupart des espèces animales présentes initialement. Les tortues furent mangées, les oiseaux chassés. Pire encre, avec l'homme, arriva le rat dont sont infestées les cales des bateaux. Rongeur carnivore qui s'est rapidement attaqué aux oufs et aux oiseaux eux-mêmes, il présente toujours un danger réel. Pour le combattre, des chats furent introduits, mais ils ne mangèrent pas que des rats, de nombreux oiseaux y passèrent aussi. Car sur les îles, les espèces animales évoluent de manière particulière. L'absence de prédateurs et de compétiteurs dans les premiers moments de leur évolution entraîne notamment un changement de taille et une démographie ralentie. Ce qui les rend plus vulnérables et peu craintifs. "Toute cette île est emplie d'une infinité de gibiers dont je décris partie. Les oiseaux d'une quantité d'espèces y sont en grand nombre et si familiers quand on les prend à la main. Ainsi, on n'a point besoin de fusil, poudre, ni plomb pour aller les chasser", explique Dubois dans un témoignage de 1672. C'est sur ses écrits que se basent de nombreuses pistes de recherches.

L'homme, le plus grand prédateur

Mais aujourd'hui, les espèces endémiques présentes à la Réunion sont toutes de petite taille et menacées. Principal prédateur : l'homme qui chasse notamment le papangue en l'accusant d'être un voleur de poules. Il n'en reste plus que 150 couples. Le tuit tuit est un des oiseaux les plus menacés au monde. Le rat qui mange les oufs, le chat qui s'attaque directement aux oiseaux mais aussi les furets présentent aujourd'hui un risque majeur pour la biodiversité. Les chats, comme les furets, sont relâchés dans les hauts par des propriétaires lassés de leur présence et ils redeviennent sauvages très facilement. Et comme il s'agit d'animaux domestiques, il est impossible d'engager une action telle qu'on la pratique pour les rats. La seule solution est de ne pas relâcher son animal domestique dans la nature mais de la laisser à la SPA si on ne peut plus s'en occuper. La prise de conscience est urgente pour la survie de nombreuses espèces.

Espèces introduites et dangereuses

Parallèlement aux disparitions, d'autres espèces d'oiseaux ont été introduites, comme les béliers, martins ou encore bul bul orphée. Et là, le problème se répète : très compétitif, le bul bul orphée risque d'éliminer d'autres types d'oiseaux. Parmi les espèces d'oiseaux, certaines existent toujours mais ne viennent plus à la Réunion. C'est le cas par exemple du flamand rose qui était souvent décrit comme courant à l'étang du Gol mais qui aujourd'hui, ne se rend plus dans l'île. D'autres espèces, comme le solitaire, la huppe ou le perroquet mascarin se sont complètement éteintes. C'est aussi le cas du hibou ou du faucon dont des restes ont été retrouvés. En revanche, pour l'équipe de Cécile Pourer-Chauviré, il n'y a jamais eu de dodo à la Réunion. Des ossements d'ibis ont été retrouvés en nombre et les descriptions des voyageurs ne correspondent pas à celles de dodos. Désolé pour la légende. Par ailleurs, les tortues terrestres pays, autrefois principale source de viande, n'existent plus aujourd'hui. Celles importées et qui se multiplient dans les ravines de l'ouest sont carnivores et présentent un réel danger pour la faune aquatique.

Texte et photos : Imaz Press Réunion - 14/11/2006
 

   
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