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De la Glace et de l'Eau sur Mars

Un Piège Froid sur Mars (Korolev)

B.S. - CIEL & ESPACE N°568 > Décembre > 2019

De Larges Rivières ont abondamment Coulées sur Mars

A.D. - SCIENCE & VIE N°1221 > Juin > 2019

Un Immense Lac Glacé

F.D. - SCIENCES ET AVENIR N°864 > Février > 2019

Mars possède un Lac Souterrain

B.R. - SCIENCE & VIE N°1213 > Octobre > 2018

Le Sous-Sol Martien Abrite d'Épaisses Couches de Glace

F.D. - SCIENCES ET AVENIR N°852 > Février > 2018

Sur Mars, la Glace des Cratères est Pure à 99 %

Grâce à la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), une équipe américaine a découvert de la glace très pure dans plusieurs cratères récents de la planète rouge. Cette glace pourrait être répandue dans tout le sous-sol martien et constituerait une réserve d'eau pour les futures missions habitées.
Shane Byrne : Chercheur à l'université d'Arizona

- Combien de cratères contenant de la glace avez-vous découverts ?
- Six cratères, à cinq emplacements différents dans l'hémisphére Nord. MRO a pris des clichés avant et après les impacts, ce qui a permis d'estimer qu'ils datent du printemps ou de l'été 2008. Ils mesurent entre 4 et 12 m de diamètre et ont une profondeur de 50 cm à 2,5 m. Les terrains où ils se trouvent n'ont rien de particulier. Comme Phoenix a détecté de la glace à des milliers de kilomètres plus au nord, il semble que, où que l'on creuse sur Mars, il y ait de la glace.

- En quelle quantité ?
- Dans ces cratères, la couche de glace brillante atteindrait 1 m d'épaisseur. Elle est pure à 99 %. En dessous, il doit y avoir un mélange moitié glace, moitié poussière.
- D'où vient cette glace ?
- Probablement de la vapeur d'eau atmosphérique. Mars connait certaines phases de climat, tous les 50.000 ans environ, pendant lesquelles l'eau s'évapore des calottes polaires pour migrer jusqu'aux latitudes moyennes. Elle diffuse alors dans le sol et gèle. Sur ce socle, de la glace pure peut se former.
- Les futures missions habitées pourraient-elles l'exploiter ?
- Oui, car la localisation des cratères montre que cette glace se trouve beaucoup plus près de l'équateur que nous le pensions. Il sera bien plus facile à une mission humaine d'atteindre une de ces régions que de se poser aux pôles de Mars.

Jean-François Haït - CIEL & ESPACE > Novembre > 2009

Des Traces d'Eau dans Victoria

Le 30 aout 2006, le robot martien Opportunity a observé ces sphérules d'oxyde de fer à 200 m au nord du cratère Victoria. Les plus grosses ont une taille de 5 mm.

Après avoir trouvé des sphérules d'oxyde de fer au niveau du cratère martien Endurance, le robot mobile Opportunity en a détecté à plusieurs reprises sur les bords d'un cratère voisin : Victoria.

Ces petites billes de la taille d'une myrtille montrent que toute cette région a interagi avec l'eau par le passé. Mieux : les sphérules décroissent en taille avec l'altitude, ce qui tend à montrer que l'eau serait plutôt arrivée par le bas, depuis des sources souterraines.

CIEL & ESPACE > Juillet > 2009

Mars Cachait ses Glaciers

La sonde de la Nasa en orbite autour de Mars depuis 2006, Mars Reconnaissance Orbiter, a révélé l'existence d'imposants glaciers chargés à 90 % d'eau, cachés sous des débris rocheux. Situés loin des pôles, ils pourraient servir à alimenter en eau de futures missions humaines sur la Planète Rouge.

Une montagne dans la région d'Hellas entourée d'une étrange structure en pentes très douces. Crédit : Ernst Hauber-Esa. ->

Sharad est le nom d'un radar équipant la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), acronyme de Shallow Subsurface Radar. Construit par des chercheurs italiens, cet instrument est conçu pour sonder les couches superficielles des calottes polaires martiennes mais, grâce à lui, l'équipe en charge de l'instrument, dirigée par Roberto Seu de l'Université La Sapienza à Rome, peut aussi voir à travers la surface de Mars et même détecter d'éventuelles poches d'eau liquide à plusieurs centaines de mètres de profondeur.

Depuis les missions Viking, les chercheurs se doutaient bien qu'il devait exister de vastes réserves de glace dans le sous-sol martien loin des pôles, mais cela restait des conjectures. Ainsi, les planétologues s'étaient interrogés sur d'étranges structures en pentes très douces entourant des reliefs, comme le ferait une crème autour de gâteaux. Situées loin des pôles, l'interprétation la plus plausible de ces structures était celle de couches de débris rocheux d'avalanches, mélangés avec un peu de glace. Pour certains, l'interprétation la plus naturelle était celle de glaciers, recouverts par une mince couche de débris rocheux.
Comment cependant expliquer la formation de tels glaciers sur Mars à des latitudes et des altitudes plutôt basses ? On peut imaginer, comme certains l'avaient proposé, que l'axe de rotation de la Planète Rouge ait pu être différent dans un passé lointain. En dernier ressort, tout ces explications restaient des conjectures. En employant Sharad, ces chercheurs ont découvert que les structures précédentes, dans le bassin d'Hellas dans l'hémisphère Sud, étaient bien des glaciers qui se dissimulaient au regard des hommes sous une couche de débris rocheux. S'étendant sur plusieurs dizaines de kilomètres autour de formations montagneuses, ils seraient eux-mêmes épais de plus d'un demi kilomètre.
En fait, plusieurs structures de ce genre sont aussi connues dans l'hémisphère nord et doivent très probablement être aussi des glaciers. Dispersées dans les deux hémisphères dans deux bandes s'étendant entre 35 et 60 degrés de latitude, ce sont les plus grosses réserves d'eau connues à ce jour loin des pôles martiens (L'un de ces glaciers occupe une surface équivalente à trois fois celle de Los Angeles). Elles seraient donc plus importantes que celles découvertes près de l'équateur avec Mars Express (l'océan congelé Delysium).

Cette découverte est importante à plus d'un titre. D'abord pour les exobiologistes car la persistance de glace à de telles latitudes augmente la probabilité de trouver des traces de vie fossiles lors de futures missions martienne, si ce n'est même des formes de vie toujours actives sur Mars. Ensuite, l'exploration de la planète ne sera vraiment possible que lorsqu'une base permanente pourra y accueillir un groupe de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de personnes pendant de longues années. Des réserves d'eau à portée de la main sont donc évidemment cruciales pour rendre réalisable l'implantation d'une telle base.

SCIENCE & VIE > Janvier > 2009

De la Glace d'Eau Martienne mise à jour par Phoenix

Planète Mars, le 19 juin. On savait déjà que la planète rouge abritait de la glace d'eau. Ne restait qu'à la "toucher".

C'est chose faite grâce à la sonde Phoenix de la NASA : Le 15 juin, en creusant pour récolter des échantillons du sol, le robot à mis à jour des petits blocs blancs et durs. Le lendemain, ils étaient toujours là : ce n'était donc pas de la glace carbonique, car celle-ci aurait dû se sublimer (se transformer en gaz) en quelques heures sous le Soleil.

Mais le 19 juin, ils avaient disparu : ils s'étaient sublimés à la même vitesse que l'aurait fait de la glace d'eau dans des conditions identiques de température et de pression. La glace semble s'étendre à quelques centimètres de profondeur, comme si Phoenix s'était posé sur un glacier. Reste à savoir si cette eau glacée cache des composés chimiques, voire organiques...

St.B. - SCIENCE & VIE > Août > 2008

Un Lac Gelé sur Mars

SCIENCE & VIE > Juillet > 2007

Coulées Martiennes

S.B. - SCIENCE & VIE > Février > 2007

De la Glace d'Eau martienne mise à jour par Phoenix

1,6 million de km³ de glace serait emprisonné sous le pôle sud de Mars, selon les estimations du radar de Mars Express qui a dressé des cartes topographiques de son sous-sol. De quoi recouvrir la planète rouge par un océan de 11 mètres de profondeur !

SCIENCE & VIE > Mai > 2007
 

   
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