Et dans des proportions beaucoup plus dommageables qu'on ne le pensait, estime Motomu Ibaraki, un géologue de l'université de l'Ohio. Car lorsque l'océan envahit la côte, l'eau de mer peut s'infiltrer dans le sol et contaminer les nappes phréatiques, principales réserves d'eau potable. Or un soupçon d'eau salée suffit à rendre une eau douce impropre à la consommation (concentration en sel supérieure à 250 mg/l). Selon le géologue, le degré de contamination dépend de la nature des côtes : plus les sols sont formés de grains grossiers, plus l'eau de mer s'y infiltre facilement. Partant des dernières projections sur la hausse des océans d'ici à la fin du siècle, - soit de 18 à 59 cm -, il a simulé sur ordinateur la propagation de l'eau salée dans les zones inondées. Résultat : selon la nature des côtes, la zone de contamination s'étend de 10 à 50 % plus loin dans les terres que la délimitation des côtes en surface.
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