SITES Retrouvés dans les schistes de Burgess du Cambrien moyen en Colombie-Britannique. Le Cambrien s'étend de -540 à -490 millions d'années. Des formes similaires ont été retrouvées dans les schistes de Maotianshan en Chine. DESCRIPTION L'aysheaia a un corps divisé en 10 segments, portant chacun une paire de pattes annelées et épineuses. L'extrémité antérieure n'apparaît pas nettement en tant que tête. Elle portait une seule paire d'appendices, très semblable aux autres par la forme et l'aspect annelé, mais attaché plus haut sur les flancs et dirigé latéralement. La bouche, en position terminale (un soupçon de bouche au milieu de la face frontale) s'entourait de six ou sept papilles. Les appendices céphaliques se terminaient par trois points épineuses et portaient trois épines supplémentaires le long de leur bord antérieur. Les extrémités des appendices du corps se terminaient par des bords arrondis, chacune portant un groupe de sept griffes incurvées. De grosses épines figuraient en outre sur le côté des appendices. Elles étaient absentes sur la première paire, pointent vers l'avant sur les paires 2 à 8, et vers l'arrière sur les paires 9 et 10. MODE DE VIE Vu son association avec des restes d'éponges (spicules), il est généralement pensé que l'animal vivait sur ces dernières, et se serait protégés de ses prédateurs en se réfugiant dans les colonies. Il a probablement utilisé ses épines pour s'agripper aux éponges. Ou encore, était-il un parasite. Aysheaia employait probablement ses griffes pour s'accrocher et lacérer l'éponge puis en sucer les sucs nutritifs et en extraire les tissus mous. Seulement 19 spécimens sont connus et on croit que quelques insectes et mille-pattes actuels descendent d'Aysheaia. Contrairement à plusieurs autres organismes du début du Cambrien, dont les liens de parentés sont obscurs et mystérieux, l'aysheaia est remarquablement similaire aux animaux d'un embranchement moderne, les onychophores. Seulement 19 spécimens de l'animal sont connus à ce jour.
Il fut nommé par Simon Conway-Morris quand il a réexaminé le genre Canadia retrouvé dans les schistes de Burgess par Charles Doolittle Walcott en 1909. Morris a découvert que ce que Walcott a identifié comme étant un seul genre contenait en fait quelques animaux fort différents. L'un d'eux était si inhabituel que rien a son sujet n'avait apparemment de sens. Puisque l'animal n'était certainement pas un ver polychète, Morris dut fournir un nouveau nom à la créature pour remplacer Canadia. Il choisit donc le nom d'hallucigenia à cause des "qualités étranges et fantaisistes semblant sorties d'un rêve" de l'animal (comme un hallucination). DESCRIPTION Le corps de 0,5 à 3 cm de long est long et mince, tel celui d'un ver, avec une tache mal définie à une extrémité. Elle fut désignée arbitrairement comme étant la "tête", quoique n'ayant aucune caractéristique d'une tête proprement dite, à savoir une bouche, des yeux ou autres organes sensoriels. L'animal a sept paires de tentacules se terminant par des "pinces", alignés d'un côté et sept paires d'épines jointes de l'autre. Il y a de plus six tentacules plus petits qui peuvent être configurés en trois paires derrière les sept plus gros. Il y a enfin une extension tubulaire molle du corps derrière les tentacules. HISTOIRE, ÉTUDES ET DÉBATS Confronté à un animal ne possédant ni tête clairement définie et deux types d'appendices, aucun des deux ne semblant aptes à la locomotion, Morris a désigné la tache comme la tête et supposé que les épines étaient des pattes et les tentacules des appendices nourriciers. Il put en outre démontrer une façon fonctionnelle quoique peu probable de locomotion sur les épines. Seuls les tentacules à l'avant du corps peuvent joindre facilement la "tête", signifiant qu'une bouche située sur cette dernière nécessiterait que les aliments soient passés d'un tentacule à l'autre pour la nourrir. C'est pourquoi il suggéra qu'un tube creux dans chaque tentacule pourrait faire office de bouche. La reconstruction est fort peu satisfaisante, mais elle fut néanmoins acceptée, étant la meilleure disponible. Une interprétation alternative favorisée par quelques paléontologues était qu'hallucigenia est en fait l'appendice d'un animal plus gros. Vu l'incertitude de sa taxonomie, il fut rangé parmi les lobopodes, un clade contenant plusieurs étranges "vers à pattes". Quoique leur théorie est celle généralement acceptée aujourd'hui, elle est loin d'être dénuée de problèmes. Contrairement à son contemporain, l'Aysheaia, l'hallucigenia ne présente que peu de ressemblances avec les onychophores modernes. Les tentacules potentiellement en paires ressemblent fort peu aux pattesannelées des onychophores. Personne ne sait encore de quoi les épines étaient faites, ni d'ailleurs quel degré de protection elles pouvaient offrir. Elles ne semblent jamais être préservées indépendamment des animaux à corps mou comme une coquille de chitine ou de carbonate le feraient probablement. Il est difficile d'expliquer pourquoi une trentaine de spécimens, qui ont hypothétiquement sept paires de longues et flexibles pattes, ne montrent aucun exemple de paires de pattes. Certains paléontologues acceptent l'interprétation de Hou et Ramiskold, mais croient que l'animal pourrait être un "lobopode à armure" apparenté à l'Anomalocaris (->) plutôt que (ou tout en étant) d'être apparenté aux onychophores. La possibilité qu'hallucigenia ne soit qu'une partie d'un plus gros animal, quant à elle, n'est pas exclue.
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