P L A N È T E  G A Ï A 
 
   
   
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Règne Bacteria (Eubacteria) - Procaryote (Unicellulaire sans Noyau)
Entre 600.000 et 6 Milliards d'espèces (10 millions d'espèces bactériennes décrites)
Pseudomonadota (9 classes), Gamma Proteobacteria (19 ordres), Enterobacterales (7 familles, 81 Genres), Yersiniaceae (8 genres, 64 espèces)

Le Bacille de la Peste (Yersinia pestis)
Yersinia (18 espèces, seules 3 espèces sont pathogènes pour l'homme)

La Peste Noire à Débuté en Asie Centrale

O.D. - SCIENCE & VIE N°1260 > Septembre > 2022

La Peste Noire est Partie de la Volga

H.R. - SCIENCES ET AVENIR N°873 > Novembre > 2019

500 Cas de Peste Noire par An à Madagascar

NATIONAL GEOGRAPHIC N°240 > Septembre > 2019

Le Retour de la Peste Noire

L'époque de la peste noire n'est pas révolue. En 20 ans, 5000 cas ont été recensés. Bilan officiel : 100 à 200 morts par an.

"Il y a peu de risques d'assister à une flambée, mais la peste se propage dans les communautés de rongeurs", observe Ken Gage, du Centre américain de contrôle et de prévention des maladies, qui l'a fait encore figurer sur la liste des maladies réémergentes en 2013. Lorsqu'un rongeur meurt, qu'il soit caché dans le toit en chaume d'une hutte en Ouganda ou sur un terrain de camping du Colorado, ses puces peuvent infecter la population humaine alentour si elles sont porteuses de la maladie. Les pays d'Afrique de l'Est sont les plus touchés. Mais des cas peuvent se déclarer dans les régions semi arides, quand humains et rongeurs se côtoient de trop près. Au contraire des pandémies du passé, la peste ne condamne plus à mort : elle se soigne avec des antibiotiques. La rapidité de la prise en charge médicale reste toutefois essentielle. Si le diagnostic n'est pas posé dans les quatre à cinq jours, précise Ken Gage, le pronostic peut être très défavorable".

J.R. - NATIONAL GEOGRAPHIC N°170 > Novembre > 2013

La Peste d'hier Dépistée Aujourd'hui

Parmi les scientifiques, le débat faisait rage : la peste actuelle, qui fait encore environ 2000 victimes par an selon l'Organisation mondiale de la santé, est-elle la même maladie que la Peste noire du Moyen Âge ?

La puce du rat Xenopsylla cheopis, est le véhicule millimétrique du microbe de la peste.

Il fallait trancher. Cela vient d'être fait par les chercheuses Kirsten Bos [Canada] et Verena Schuenemann [Allemagne]. Leurs équipes ont examiné des squelettes de pestiférés enterrés à Londres entre 1348 et 1350. Elles ont trouvé l'ADN de Yersinia pestis dans 20 des 99 os et dents examinés [exit l'hypothèse virus], mais tellement morcelé qu'il était difficile de le comparer à celui de la bactérie d'aujourd'hui. Elles se sont donc concentrées sur la pulpe de quatre dents. Elles ont extrait tout l'ADN qui s'y trouvait (humain, bactérien, viral). Puis elles l'ont trié et, enfin, elles ont assemblé le puzzle des morceaux provenant de Yersinia pestis.
Résultat ? L'ADN médiéval est très proche de celui de la bactérie d'aujourd'hui - c'est la même peste ! Alors pourquoi fut-elle si meurtrière au XIVe siècle ? D'abord, parce que les antibiotiques n'existaient pas. Ensuite, les organismes qui rencontraient ce microbe pour la première fois ne savaient pas y résister. Aujourd'hui, les Européens sont presque tous des descendants de ceux qui ont résisté à la peste il y a plus de 700 ans. Cette résistance, ils la devaient à leur propre ADN, qu'ils ont transmis à leurs descendants. C'est pourquoi même sans antibiotiques, la peste ne pourrait plus tuer autant. Dernière raison : l'Europe avait subi un changement climatique qui l'avait rendue plus humide et froide ; ses habitants étaient affamés, affaiblis et moins résistants aux maladies.

SCIENCE & VIE JUNIOR HS N°93 > Avril > 2012

On sait ce qui rend la Peste si Virulente

Si la bactérie Yersinia pestis est si dangereuse, c'est qu'elle a elle-même été infectée par un autre virus ! Une découverte française prometteuse.

La virulence extrême de la bactérie responsable de la peste, Yersinia pestis, serait due à sa propre infection par un virus il y a près de 8000 ans ! C'est ce qu'a découvert l'équipe d'Elisabeth Carniel en comparant son génome avec celui de Yersinia pseudotuberculosis, une cousine bien moins dangereuse.

Elle y a en effet retrouvé des bouts d'ADN appartenant à un virus de bactéries. Un "phage" baptisé Yersinia pestis filamentous qui l'aurait contaminée. Or, non seulement le rôle des phages dans la pathogénicité de certaines bactéries est connu, mais des tests en laboratoire ont permis de montrer que Y. pestis est moins virulente en son absence. Particulièrement vicieux, ce virus de bacténe peut être sécrété par son hôte pour infecter ses voisines. Voilà de quoi relancer la lutte contre la peste, l'une des maladies bactériennes les plus dangereuses au monde, en tentant de cibler plus particulièrement cet ADN de la virulence. À l'origine de dizaines de millions de morts au Moyen Age, la peste continue ses ravages, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique. Le développement des traitements antibiotiques a permis de la juguler mais jamais de la faire disparaître. Avec 40.000 cas ces quinze dernières années, elle est même considérée comme une maladie réémergente par l'OMS.

E.Ra. - SCIENCE & VIE > Avril > 2007
 

   
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