Des nouvelles recherches menées par l'Université de Southampton montrent que le cuivre est capable d'inactiver le virus H1N1, responsable de la grippe A, en à peine quelques heures. Ces nouveaux résultats plaident pour l'utilisation d'objets et de surfaces en cuivre dans certains lieux publics comme moyen de limiter les risques de propagations de la grippe A. Déjà homologué par l'Agence américaine de Protection de l'Environnement (EPA) aux États-Unis en tant qu'agent antibactérien en 2008, le cuivre est l'objet de nombreuses recherches et expérimentations en matière de santé publique à travers l'Europe (maladies nosocomiales, légionellose).
Le virus A (H1N1) est bien un virus porcin. Sa carte d'identité génétique, décryptée par une équipe internationale, révèle qu'il est issu d'une combinaison inédite de deux virus porcins déjà connus, résultant d'un mélange de virus humains, porcins et aviaires.
Le maire de Mexico a ordonné la fermeture préventive des lieux publics comme les cafés ou les bars. Les mesures de fermeture engendrent des pertes journalières de plus de 22 millions d'euros. "C'est facile de nous obliger à fermer notre café, mais comment allons-nous vivre ? Ils me disent que c'est pour ma santé, mais j'ai le choix entre mourir de cette maladie ou mourir de faim", se lamente Rene Perez Lozano, à Mexico. La mairie de la capitale mexicaine a ordonné, mardi, la fermeture de tous les restaurants, cafés, bars, cabarets, discothèques et dancings de la ville, pour une semaine au moins, afin de contenir la grippe porcine qui pourrait avoir fait 159 morts dans le pays. Seule la vente à emporter est autorisée. Chaque jour de fermeture coûte au secteur quelque 30 millions de dollars, et 108 millions de dollars [82 millions d'euros] à l'ensemble de l'économie de la capitale, a affirmé à l'AFP le président de la Confédération patronale de la République mexicaine (Coparmex). Juan de Dios Barba. Le secteur touristique très exposé De même, les autorités ont mis en place mardi un dispositif pour éviter la vente de nourriture dans la rue. Toutefois, de nombreuses cuisines en plein air qui vendent des tacos et autres plats typiques mexicains restaient ouvertes dans les rues de la capitale. À Mexico, où les mesures préventives ont nettement réduit l'activité économique, le maire n'a pas non plus écarté l'éventualité d'imposer le port du masque chirurgical aux usagers du métro, dans lequel voyagent 4,5 millions de personnes chaque jour en période normale. Le gouvernement a aussi annoncé la fermeture de "tous les sites archéologiques" du pays, et cela jusqu'à nouvel ordre. Le secteur touristique risque de pâtir de la grippe encore plus dans les jours à venir. La France a en effet proposé aux autres pays européens de suspendre les vols vers le Mexique. Un choix qui doit être discuté aujourd'hui à Luxembourg. Premiers décès au États-Unis La grippe porcine a fait son premier mort aux États-Unis, avec le décès hier d'un jeune enfant mexicain au Texas. Âgé de 23 mois, il était venu avec ses parents visiter de la famille. La situation a été jugée "grave" par le président Barack Obama. Le pays recense désormais 91 cas dans dix Etats. À part le Mexique et les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Canada (13) et la Nouvelle-Zélande (14). En Espagne, 10 malades ont été recensés dont le premier cas d'une personne contaminée alors qu'elle n'avait pas voyagé au Mexique. L'Égypte a décidé, hier, l'abattage immédiat de son cheptel de porcs, estimé à environ 250.000 bêtes, pour éviter l'apparition de cette grippe sur son territoire. C'est le premier pays au monde à prendre une telle mesure. L'Organisation Mondiale de la Santé étudiait hier un éventuel passage à la phase 5 de l'alerte pandémiqué (sur 6), signifiant que la pandémie est "imminente".
Alors que deux personnes sont en observation dans un hôpital parisien, Nicolas Sarkozy a organisé hier une réunion pour faire le point sur la situation. Avec deux cas probables sur trente-deux suspects, la France n'est plus épargnée par la menace de la grippe mexicaine. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé hier soir d'élever son niveau d'alerte à 5 sur une échelle allant jusqu'à 6, prévenant de l'imminence de la pandémie. Dans la matinée, Nicolas Sarkozy avait réuni à l'Élysée plusieurs ministres et responsables des services de santé pour faire le point sur la situation. À l'issue de ces discussions, le gouvemement a décidé de demander à l'Union européenne, qui se réunit aujourd'hui, de convoquer un conseil extraordinaire des transports visant à suspendre les vols à destination du Mexique. Lors de la réunion, Nicolas Sarkozy a également appelé à "un pilotage européen renforcé" pour faire face au virus. Deux cas fortement suspectés Alors que le Texas a décrété l'état d'urgence après un premier décès lié à la grippe hors des frontières du Mexique et que les pays voisins de la France sont déjà touchés (lire encadré), un homme et une femme actuellement hospitalisés à Paris sont probablement contaminés par le virus H1N1. Françoise Weber, directrice de l'Institut de veille sanitaire (InVS), a toutefois signalé hier que ces personnes ne présentaient aucun "symptôme sévère", ajoutant que leurs résultats seraient connus avant la fin de la semaine et que dans cette attente, ces deux personnes étaient isolées et traitées. Précautions à observer Concrètement, il est déconseillé aux Français de se rendre au Mexique. Aux voyageurs qui maintiennent leur déplacement, le Quai d'Orsay demande d'appliquer certaines règles de précautions, comme d'éviter les lieux publics. Le gouvernement rappelle par ailleurs depuis plusieurs jours que les consommateurs ne courent aucun risque à manger de la viande de porc. Une attitude diamétralement opposée à celle de l'Egypte, qui a annoncé hier l'abattage immédiat de tous les porcs sur son territoire. Un plan prêt à l'emploi Forte de l'expérience de la pneu mopathie atypique (Sras) ou de la grippe aviaire, la France a déjà dans ses cartons un plan pour faire face à une pandémie grippale. Conçu par le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), il explique comment assurer la continuité des activités de secteurs indispensables comme l'eau et l'électricité en cas d'absentéisme massif dû à une pandémie. Ce plan compte une dizaine de points comme la désignation d'un responsable "pandémie grippale", la protection du personnel ou les solutions alternatives de transport, restauration et courrier. D'un point de vue sanitaire, la France dispose également de 23 millions de doses de Tamiflu et de 10 millions de doses de Relenza, antiviraux efficaces contre le virus.
L'épidémie de grippe porcine, désormais appelée grippe A/H1N1, a continué à progresser hier, touchant désormais dix-neuf pays. En Europe, l'Espagne reste le pays le plus affecté. Le nombre de cas avérés de grippe A/H1N1 a doublé, passant de 20 à 40. La Roumanie, de son côté, a fait savoir qu'elle disposait d'une capacité de production de sept millions de doses de vaccin par mois. Un "recul au Mexique" De son côté, l'Égypte a mis en place des mesures draconiennes, parfois controversées, comme l'abattage de tout le cheptel porcin, ce qui a engendré des affrontements hier après-midi entre les forces de police et les paysans. Malgré les 506 cas confirmés au Mexique, pays foyer du virus, les autorités mexicaines estiment l'épidémie en "recul", mais la prudence reste de mise. Son voisin, les États-Unis, fait état de 226 cas confirmés de grippe A/H1N1, dont un mortel. Cependant, les autorités américaines perçoivent des "signes encourageants" estimant que ce virus n'apparaît pas plus dangereux qu'une grippe saisonnière. "Sérénité" en France
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