La sécurité alimentaire de 3 milliards de personnes serait menacée à l'horizon 2100. Tel est l'avertissement lancé par David Battisti, de l'université de Washington à Seattle, et Rosamond Naylor, de l'université de Stanford, qui se sont basés sur 23 modèles climatiques pour comparer les températures saisonnières du XXè siècle aux prévisions.
Pour illustrer l'ampleur des dommages à venir, ils rappellent la chute des récoltes qu'a connue la France en 2003, quand la température était supérieure de 3,6°C aux moyennes saisonnières (-30 % pour le maïs, -21 % pour le blé, -25 % pour les fruits). La planète risquerait ainsi d'entrer dans une crise alimentaire perpétuelle, car le phénomène étant global, "il sera difficile de compenser le déficit de production d'une partie du monde par les surplus d'une autre", remarquent les auteurs. La solution serait de s'adapter, en investissant massivement dans le développement de variétés de plantes tolérant la chaleur et le stress hydrique, ainsi que dans des systèmes d'irrigation plus adaptés.
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