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VÉGÉTAL - Eucaryotes, Plantae (plus de 400.000 espèces), Tracheophytes
Angiospermes (56 ordres, 445 familles, 12.000 genres, env 319.000 espèces)
Monocotylédones, Commelinidées, Zingiberales (8 fam, 68 gen, 2600 esp) |
Le Monde des Bananiers - Musacées (3 genres, 91 espèces) |
Le Génome de la Banane Séquencé (Musa acuminata), Musa (70 espèces) |
Après celui du riz (2005) et de la vigne (2007), et en attendant celui du blé (pas avant 2014), c'est le génome du bananier qui vient d'être séquencé.
L'emplacement de 36.000 gènes sur ses 11 chromosomes a été révélé dans la revue Nature, couronnant les efforts des chercheurs français du Centre de recherche agronomique pour le développement (Cirad), du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et du Genopole à Evry. C'est une bonne nouvelle pour les plus pauvres d'Afrique, Inde et Chine (environ 400 millions d'êtres humains) qui dépendent du fruit pour leur survie : "Nous allons pouvoir comprendre d'où vient la stérilité de l'espèce Musa acuminata qui produit les bananes consommées par l'homme et sélectionner des gènes de résistance aux maladies", explique Angélique D'Hont, chercheuse au Cirad de Montpellier.
À l'origine plante sexuée d'Asie du Sud-Est, le bananier a connu plusieurs vagues d'hybridation naturelle avant d'aboutir à des individus stériles que les hommes ont sélectionnés il y a quelques millénaires parce que les fruits n'avaient pas de graines. "Depuis, la plante ne s'est reproduite que par clomage, au point que la moitié des bananiers dans le monde proviennent d'une seule graine", poursuit Angélique D'Hont. Résultat : la banane est hypersensible aux parasites. Ainsi, la culture de la variété Gros Michel, ravagée par un champignon microscopique provoguant la maladie de Panama, a du être abandonnée. Elle a été remplacee par un hybride résistant, la Cavendish, qui semble attaquée à son tour, comme les agronomes l'ont constaté en Asie. "Il y a urgence à trouver une nouvelle varieté résistante, et la sélection par marqueur génétique, désormais possible puisque nous connaissons l'emplacement des gènes de résistance grâce au séquençage, nous fera gagner du temps", assure Angélique D'Hont.
L.C. - SCIENCES ET AVENIR N°787 > Septembre > 2012 |
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