Characodictyon, c'est son nom, mesure moins de 50 micromètres de diamètre (la taille d'une amibe), mais il est couvert de petites plaques, elles-mêmes couvertes d'épines. L'analyse aux rayons X a révélé que ces plaques rigides et longues de 1 à 2 micromètres sont constituées de carbone, de calcium et de phosphore ; autrement dit, il s'agit d'une coquille ! Les géologues ignorent pourquoi et comment ces organismes primitifs sécrétaient leur coquille, mais ils imaginent un procédé semblable à celui qu'utilisent aujourd'hui les coccolithophores, ces algues unicellulaires, elles aussi encapsulées dans une coquille : elles produisent leurs plaques minéralisées à l'intérieur de la cellule, avant de les expulser à leur surface. Outre un rôle de protection vis-à-vis des prédateurs, la coquille du Characodictyon a également pu lui servir de flotteur.
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